J’ai toujours été ému par la plante poussant dans la fissure d’un mur ou fleurissant dans la faille d’une chaussée bitumée.

 

Vanessa s’épanouit sur le terreau blanc de la toile, fragile mais tellement vivace, qu’à la pensée simpliste de naïveté, je réponds : Poétique.

 

L’Artiste pose les couleurs rares sur une ville, son Beyrouth, et par son talent camoufle, non, occulte les stigmates de la guerre, les cagoules noires sertissant des yeux aux émaux rouges de haine.

 

Cette jeune femme chemine dans les rues, pavé par pavé, sans voiture ni foule : On est prêts à la suivre apaisés, d’autres aux semelles de vent sentiront que la route noire est une écharpe, les nuages des corbeaux…

 

 

 

Jean Dominique Jacquemond

Critique d’art

 

Paris, Août 2009

Published by Vanessa

« Vanessa Gemayel met en scène sa ville, son Beyrouth qui dans ses premières œuvres envahit toute la toile rendue lumineuse par la richesse des façades de pierreries... parure de princesse orientale.
Mais, lucide, elle connaît aussi les coulisses derrière le décor séducteur, les bouts de ficelle, les rouages de la machinerie qui peut faire passer l’éclairage de la scène du bleu roi au bleu nuit… »

- Extrait du texte du critique et historien d’art Jean-Dominique Jacquemond, Du Bleu Roi au Bleu Nuit, pour l’exposition On m’a caché la mer à la galerie Aïda Cherfan Fine Art, Novembre 2015.