“S’il fallait situer ma création, j’aimerais que l’on parle d’art poétique mais surtout pas d’art naïf: ma peinture, ce sont des mots en couleurs, des rêves en tableaux. C’est surtout une appropriation de “Ma Ville”.

J’ai rencontré l’œuvre du Peintre Autrichien Hundertwasser, la poésie de Prévert… la nature entre les dalles de béton, la marguerite qui devient dans cet environnement, un bouquet d’espoir. J’ai rencontré à Paris, le critique d’art Dominique Jacquemond qui m’a encouragé et accompagné et j’ai le souvenir d’un stage dans l’atelier de lithographie Pons ou les pierres gardent en mémoire la main de Poliakoff, Nicolas de Staël ….

Je n’ai pas connu le Beyrouth de la forêt des Pins, l’animation, le bruit et les odeurs de la place des canons. Je n’ai pas pu voir la mer à travers les champs de bananiers, les collines blanches de pétales des amandiers : JE SUIS DE La GÉNÉRATION DE LA RECONSTRUCTION ; on a scié le néflier qui poussait dans les ruines.”

Published by Vanessa

« Vanessa Gemayel met en scène sa ville, son Beyrouth qui dans ses premières œuvres envahit toute la toile rendue lumineuse par la richesse des façades de pierreries... parure de princesse orientale.
Mais, lucide, elle connaît aussi les coulisses derrière le décor séducteur, les bouts de ficelle, les rouages de la machinerie qui peut faire passer l’éclairage de la scène du bleu roi au bleu nuit… »

- Extrait du texte du critique et historien d’art Jean-Dominique Jacquemond, Du Bleu Roi au Bleu Nuit, pour l’exposition On m’a caché la mer à la galerie Aïda Cherfan Fine Art, Novembre 2015.